Mère et Belle-Mère en même temps

** Mère et Belle-Mère pendant 15 jours **

Comme je vous disais dans mon dernier article, pendant mes 15 jours de vacances en plus de combler mon rôle de mère je m’essayais à celui de belle-mère. Et oui, être mariée à un homme divorcé et papa amène à devenir belle-mère. Je ne sais pas pour vous mais de mon côté quand on me dit « belle-mère » je pense à celle dans Cendrillon. Vous savez la toute vieille, moche et tellement méchante!!!  Et pourtant, comme dans le film « Mother’s day », il y a aussi la belle-mère toute jeune, taille mannequin, ultra cool mais bizarrement je ne pense pas automatiquement à celle-ci 🙂 Alors me voilà, à endosser ce rôle pendant 15 jours. Mais c’est quoi exactement être belle-mère? Et quelle est la différence avec le rôle de mère? Théoriquement, la belle-mère (de ce que j’avais pu imaginer) c’est la seconde femme du papa qui est responsable du fiston seulement temporairement donc pas de souci ni d’inquiétudes et top car cela devrait ressembler à du chouchoutage pendant quelques semaines dans l’année. Oui mais attention, ce n’est que la théorie!! Car chouchouter le fiston de chéri peut susciter des jalousies dans la fratrie ?! Et oui j’ai mes deux petitous à la maison qui ne sont pas du même avis. J’ai donc pensé que vous raconter mes récits de belle-mère imparfaite pourraient vous intéresser, voire faire rire ou bien choquer 😉

Ben, voilà, mes vacances commencent tranquillement avec mes loulous et ma Super-Maman. Puis quelques jours après, l’excitation à la maison est de rigueur. Et oui, mes petitous vont accueillir leur grand frère (enfin pas tout à fait puisqu’ils ont juste le papa en commun donc demi-grand-frère). De leur côté, c’est plein d’énergie qu’ils se préparent à partager leurs chambres, leurs jouets, etc… Mais de mon côté, c’est un autre sketch. Et oui, car il n’a pas les mêmes habitudes alimentaires, ni la même éducation et pas le même âge que sa demi-sœur et son demi-frère. Alors, je vous avoue que pour moi c’est plutôt l’inquiétude qui me gagne. Surtout quand tu es du genre « miss tout doit être parfait et merveilleux dans le monde des bisounours ». Alors, nous embarquons dans une superbe aventure qui promet d’être animé et loin d’être ennuyeuse. Les deux premiers jours, tout se passe à merveille, car tout ce petit monde est très content de se retrouver. Les câlins, les rires, la complicité sont au rendez-vous. Oui, mais … Entrons dans le vive du sujet. Comme dans la plupart des fratries, il y a des disputes et c’est là que le rôle de belle-mère se complique. Parce que, moi en mère louve j’aurais tendance à protéger mes louveteaux et puis en même temps je déteste l’injustice et je voudrais que mon jugement soit équitable pour tous, tu parles oui! Il y a toujours un mécontent, une victime, un coupable, un pauvre innocent dans les histoires 😉 Vous me direz que jusque là c’est partout pareil. En effet, je vous l’accorde, sauf que comment vous faites pour stopper une dispute en parlant à un enfant qui n’est pas le votre sans qu’il se sente mal aimé, exclut ou autre??? Le fiston de papa a deux autres demi-frères du côté de sa maman. Il est donc habitué à jouer avec que des garçons. Alors quand sa demi-sœur arrive avec une poupée, un puzzle Charlottes aux fraises ou les films de Barbie ; bah autant dire que lui ça ne l’intéresse pas, mais alors pas du tout. Et puis c’est un ado, donc les jeux de petits c’est sans façon. Il est disponible pour jouer avec le petit demi-frère mais pas avec sa demi-sœur. Imaginez la déception de ma choupette. Alors la seule manière qu’elle trouve pour attirer son attention c’est? c’est… de l’embêter! Du coup, ça finit en dispute. Comment intervenir sans créer plus de tensions entre eux. Je prends donc le temps d’expliquer à ma choupette qu’il y a d’autres moyens de se faire entendre et à son demi-grand-frère qu’il est important qu’il partage son temps avec sa demi-soeur et son demi-frère. Pfff, quenini, autant p***** dans un violon 🙂 Bon bref, des disputes il y en a partout, n’est ce pas ?! J’avais beau essayer de repenser aux clefs que j’avais appris pendant mes ateliers parents, ça ne fonctionnait pas.

Passons aux consignes au sein de notre cocon familial. Chez nous, chacun a sa place, chacun peut parler et raconter ce qu’il a envie  de raconter et surtout on A.D.O.R.E. les câlins. Alors quand mes bisounours courent vers leur frère faire un gros câlin (je vous l’accorde plusieurs fois dans la même journée et non pas seulement pour dire bonjour et bonne nuit) que celui-ci est surpris et ne sait pas comment réagir? Alors on lui apprend à faire des câlins. Pas avec moi, car je me sens gênée et qu’il n’est pas aussi affectif que nous. Ce n’est pas évident ni pour lui ni pour nous car on doit refaire connaissance à chaque visite et réexpliquer les comportements de chacun pour mieux se comprendre.

J’essaie d’être une bonne belle-mère sympa, disponible et à l’écoute cependant j’ai parfois l’impression d’être à côté de la plaque et la vieille sorcière de papa?! Parfois, il m’arrive de me sentir démunie face à ce jeune adolescent qui est tiraillé et ne sait pas comment se faire comprendre. D’autant plus que de mon côté, j’ai grandi avec un beau-père mais dans une situation différente car mon papa ne fait plus parti de ce monde donc je n’avais pas deux référents faces à moi, je ne peux donc pas m’aider de mon expérience personnelle. Là c’est très délicat, car j’ai des limites à respecter, enfin je crois, nan? Je ne veux pas prendre la place de la maman et j’aimerai lui apporter ce dont il a besoin pendant ses visites chez nous. Je me pose tellement de questions sur mon rôle à jouer auprès de lui, en quoi puis-je l’aider? Qu’est-ce que j’ai le droit de lui apporter sachant qu’il vit avec sa maman? Qu’est-ce qu’il m’autorise à faire? De moi-même, je vais parfois être distante et réservée sur mes sentiments avec lui et pourtant je vois bien qu’il observe ma manière d’être avec mes amours. Quand je raconte l’histoire du soir à ma fille, il s’approche dans le couloir mais n’ose pas entrer dans la chambre, quand je baigne mon fils il vient regarder sans participer aux jeux aquatiques ; et pourtant j’aimerai tellement lui dire « Viens jouer avec nous » ou « Tu veux venir avec nous écouter l’histoire » « Tu veux un câlin du soir? ». Malheureusement, je ne le fais pas, pourquoi? En fait, je ne sais pas vraiment : la timidité, la peur, parce que je ne suis que belle-mère. Enfin bref, comme le rôle de mère on apprend tous les jours et j’espère que les prochaines je pourrais être plus à l’écoute de ses émotions.

4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Vincent HENNEQUIN dit :

    Excellent Marion !!!

    Aimé par 1 personne

  2. Séverine dit :

    Très bon article, et je comprends parfaitement tes interrogations. Ou commence notre rôle de belle-mère, et o’u en sont les limites?
    Comment créer une relation avec des enfants qui ne sont pas les siens, en les affectinnonnant, leur montrant que nous sommes là présentes (mais en retrait quand même) et sans vouloir à aucun moment prendre la place de la maman…
    Pas évident, et un rôle à ajuster en permanence pour trouver un équilibre dans notre propre foyer, cultiver une relation épanouissante et comblant chacun sans frustration

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ce commentaire qui résume parfaitement mes idées.

      J'aime

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