1ère Classe Découverte …

** Elle grandit…**

Voici un article que j’avais commencé à écrire il y a bientôt un an. Avec tous les aléas de la vie je l’avais mis de côté. Aujourd’hui je suis heureuse de vous le partager. Bonne lecture!

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Il y a deux mois en arrière, la maîtresse de mon aînée leur proposait de partir en classe découverte pendant 3 jours (donc 2 nuits …) en montagne, à Chinaillon. Moi, en mère ultra courageuse et prônant l’autonomie de mes 3 chérubins, j’étais hyper enjouée et motivais ou du moins rassurais le père de mes enfants… J’en parlais avec autant d’excitation que ma princesse. Elle, elle se préparait psychologiquement à dormir loin de la maison, listait ses affaires, imaginait sa chambre avec ses copines. Mr. Papa, de son côté, restait muet à ce projet mais s’investissait tout de même en se proposant comme parent-accompagnant pour le trajet de retour en bus. Puis … Comme vous l’imaginez, le grand jour approchait, peut-être un peu trop vite à son goût et à mon goût aussi finalement…

S-1: L’excitation et l’impatience de ma fille. Quel vêtement vais-je prendre maman? Et comment je ferais si je me réveille trop tôt? ou dans la nuit? Et si j’ai peur du noir? Est-ce que je peux amener mon doudou et renardeau (mon doudou de petite fille que j’ai conservé toutes ces années) maman? En fait maman, je ne veux plus y aller? maman l’attribution des chambres a été faite et je ne suis pas avec mes meilleures amies? En fait elles seront mes nouvelles meilleures amies!

J-2: Maman, on fait la valise ensemble? Tu as vu papa m’a trouvé un appareil photo jetable, je peux essayer? Vous allez me manquer! Je peux prendre une veilleuse?

Jour-J: Le grand jour du départ est là. Ce matin, je me sens tendue au réveil contrairement à ma fille qui est surexcitée et craint de manquer le bus… Me voilà sur la route de l’école, j’accompagne mon petit prince dans sa classe, l’embrasse furtivement et comme ma fille me tire le bras pour que je me presse, je file avec elle. Il est là! Le bus! Les parents sont tous attroupés devant, je sens l’angoisse monter pour moi. L’excitation de ma fille se lit sur son visage. Ma grande fille est prête et il n’est pas question de lui montrer mon inquiétude, ni mes larmes qui me brouillent la vue (merde je n’arrive même pas à prendre de photos 🙂 ). Allez je me lance, je vais vers le chauffeur pour le saluer (et dans ma tête il y a un mini-moi qui dit « fais bien gaffe en conduisant où je te botte les fesses 🙂 🙂 ) et lui confies la valise de ma fille. Ma princesse sautille dans tous les sens, et court vite dans la queue pour monter dans le bus quand soudain elle se rend compte qu’elle a oublié quelque chose?! Ah quand même, le bisou d’amour inconditionnel à sa maman! Et voilà, tous les enfants s’installent, et évidemment se collent aux vitres. Ces foutues vitres TEINTEES donc nous, parents, ne voyons pas nos enfants nous faire coucou!!! Arghhh, ne pas pleurer! Rien qu’en écrivant cet article, j’ai encore l’émotion qui me submerge. Vous connaissez cette sensation, celle que tu ressens quand tu comprends que tes enfants grandissent et qu’ils sont déjà bien autonomes? Oufff, ce bus est enfin parti! Mes larmes sont restées scotchées à mes yeux! Trop forte, enfin,… Je me retourne et je vois tous les parents immobiles sur le parking, le bus est déjà loin mais nous, nous sommes là immobiles. Quelques minutes encore puis nous commençons à nous éparpiller. Sur le chemin du retour à la maison, j’ouvre la valve des larmes, il n’y a plus personne, je peux… Puis je repense à mes classes découvertes et tout le bonheur de vivre avec ses camarades pendant quelques jours, la joie des veillées, les premières nuits loin de mes parents,… Et là je réalise que mon bébé, que dis-je ma grande fille est belle, grande, forte, et surtout grandit!

Son retour fut tout autant émouvant. Je me souviens avoir écouté ses récits, vécu avec elle les moindres choses tellement elle racontait bien les joies et frustrations qu’elle avait vécu. Mais surtout sa fierté s’entendait dans sa voix, la fierté d’avoir réussi à vivre sans ses parents, à avoir surmonter ses peurs de ne pas réussir à dormir, … Nous en parlons encore de temps en temps de cette première classe découverte. Et j’envisage prochainement de lui proposer de partir en camp de vacances.

C’est cela aussi d’être parents: se rappeler que nous avons fait des enfants non pas pour les garder près de nous mais pour leur donner la chance et l’immense bonheur de s’épanouir par eux-mêmes et sans nous. A nos amours, à nos enfants, vivez, tombez pour mieux vous relever, épanouissez-vous, testez, et surtout, surtout surmontez vos peurs (nous serons toujours auprès de vous quoiqu’il puisse arriver).

Message d’amour d’une maman à ses oisillons qui prennent leur envol!

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